Au même titre que l’Epub 3 l’a emporté comme format pour le portage de l’écrit et de l’illustré, à base d’HTML 5, faut-il le rappeler, l’annonce par Adobe de l’abandon du portage du Flash vers les plate-formes mobiles et sa concentration autour de l’HTML 5 plusieurs conséquences.
1) Il n’y a plus de concurrent à l’HTML 5, Silverlight avait rendu l’âme depuis longtemps.
2) C’est une victoire posthume pour Steve Jobs mais que valent les victoires posthumes quand on ne peut pas les apprécier.
3) On doit rire jaune chez Adobe surtout quand on se rappelle cette publicité.
4) L’éditeur vient d’annoncer qu’il allait licencier 750 de ses employés permanents.
Cette nouvelle a fait baisser de 8% la valeur de son action. Adobe avait aux dernières nouvelles 9117 employés (chiffre de fin 2010). Les suppressions de postes annoncées sont très importantes, puisqu’elles représentent près de 8% des effectifs globaux du groupe.
Un porte-parole de l’entreprise a expliqué que la coupe affecterait plusieurs sites, mais sans donner plus de détails. Adobe veut se recentrer sur le Digital Media et sur le Digital Marketing, et veut privilégier ces activités.
5) Tous ceux qui ont développé des contenus interactifs en Flash se voient refuser l’accès aux plate-formes mobiles pour tablettes et smartphones. Dur à avaler.
6) L’open l’a emporté sur le propriétaire. C’est une tendance croissante.
Apple est toujours réticente à l’idée d’autoriser Adobe à porter Flash sur iPhone, en revanche la pomme n’a pas de scrupules à laisser Microsoft travailler sur le portage de Silverlight sur ses terminaux tactiles.
Les relations entre Apple et Adobe n’ont jamais été bonnes depuis l’affaire de la licence illimitée d’Adobe acrobat reader donnée à Next puis rachetée par Apple.
Mais ce réchauffement climatique entre la pomme et la fenêtre laisse présager beaucoup de bruits et de rumeurs sur l’avenir à court terme d’ADOBE.
Ainsi, l’équipe de Silverlight, la technologie concurrente de Flash mise au point par Microsoft, indique même avoir travaillé avec Apple pour ce développement, qui reste toutefois bien particulier : il ne s’agira pas d’un lecteur à proprement parler, mais d’une conversion des fichiers vidéos Silverlight depuis les serveurs de Microsoft, à la manière de ce que propose YouTube qui propose ses vidéos encodés en h.264.
Brian Goldfarb, directeur de la Microsoft User Experience Platform, explique : « Nous avons traduit le contenu pour qu’il supporte le format MPEG2 que comprend l’iPhone. Nous allons l’adapter à son format de streaming ». Il sera donc possible de lire des vidéos Silverlight sans plug-in ni aucune intervention de l’utilisateur, pour qui l’opération sera transparente.
Silverlight étant utilisé par de plus en plus de distributeurs de VoD (ce qui leur permet au passage d’assurer une compatibilité Mac), on peut imaginer que ces derniers profiteront de cette technologie pour s’étendre à l’iPhone.
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