En ce jour où de célèbres confrères préparent leur meilleure tenue pour visiter François Hollande à l’Assemblée Nationale, la question de l’anonymat sur le web et au sein de la blogosphère se pose à nouveau légitimement.
L’un des principes fondateurs du web, et pas seulement du monde Techno, a toujours été que « sur internet, personne ne sait que tu es un chien ».
Cette liberté d’interaction anonyme entre les individus, usant tout au moins des pseudonymes, est depuis peu à nouveau attaquée par Facebook et Google, et notamment Google +.
Eric Schmidt, ainsi, a récemment déclaré : « Internet serait un monde meilleur si nous avions une notion précise que vous êtes une personne réelle et non un chien, un fake ou un spammer ». C’était à l’International Television Festival à Edimbourg. Il faisait echo à Randi Zuckerberg, Ex directeur Marketing de FB, qui déclarait : »L’anonymat sur Internet doit disparaître ».
Leurs arguments sont en partie faux. L’anonymat fait partie des libertés civiles démocratiques. Mais pour autant il ne faudrait peut être pas que cela se répande trop. Ce n’est pas un manque d’éthique, il ne faut pas exagérer.
Ces énormes acteurs se posent un peu trop en moralisateurs qui veulent nettoyer le monde web de mauvaises pratiques. L’anonymat permet aussi d’éviter d’être victimisé. On peut voter anonymement dans les démocraties, c’est une forme de protection contre la tyrannie de la majorité. Dans les pays non démocratiques et les dictatures d’ailleurs, l’anonymat est banni pour garder trace de ce que font les individus justement et pour éviter une forme de liberté d’expression, y compris sur internet, c’est bien une preuve réelle. Certains disent que l’anonymat développe par exemple le trollage, dont moi-même récemment mais c’est faux, certains trolls ne sont pas forcément anonymes et peuvent intervenir directement.
D’autre part, l’existence de pseudos et d’avatars n’est pas non plus un anonymat complet et obscur. Ce n’est pas parce qu’on est sous pseudo que forcément, on dit n’importe quoi, loin de là. La preuve, sous ce pseudo, Disp, je fais depuis 3 ans super gaffe à tout ce que je dis et je n’ai jamais eu de problème à ce sujet. Un avatar ou même un pseudo peut développer même une identité et une atmosphère réelle, éprise de liberté. Comme en littérature d’ailleurs.
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