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Les anonymous massacrent godaddy.com

C’est l’info du moment. Faut dire, appelez un service d’hébergement godaddy, c’est assez ridicule mais peu importe, ce n’est pas le sujet.
L’hébergeur a reconnu, par le biais de Twitter, l’existence d’une panne massive alors qu’il indique par le biais de ses pages support travailler sur la restauration des services. Pour l’heure, les officiels de Go Daddy ne se sont pas exprimés publiquement plus en détails sur le problème. Il est de plus difficile d’estimer l’impact de cette dernière, le nombre de sites concernés n’étant pas connu pour le moment. La presse américaine parle de millions de sites en rade aux US, essentiellement de petits sites pour les petits business.
Qui plus est, cette attaque semble également toucher les serveurs DNS de Go Daddy. Du coup, et même si l’on ne sait pas pour le moment si les serveurs DNS de l’hébergeur sont simplement surchargés ou hors ligne, les sites qui ne sont pas hébergés par Go Daddy mais bénéficient des services de registrar de la firme peuvent également être concernés. Tout comme d’ailleurs les services de mail.
Une revendication anonyme est arrivée sur Twitter. L’utilisateur « AnonymousOwn3r » revendique cette attaque sur Twitter. Il précise que celle-ci est son œuvre personnelle et non celle du collectif Anonymous. Pour ce qui est de ses motivations, l’individu évoque son désir de vérifier le niveau de cyber sécurité de l’hébergeur et évoque également d’autres raisons qu’il ne peut détailler. Quant à la gravité de l’attaque que subit actuellement Go Daddy, AnonymousOwn3r déclare que celle-ci : « peut durer une heure ou un mois ».
Mise à jour 23h09 : Il semblerait selon Data Center Knowledge que l’attaque affecte également les services de vérification des certificats SSL, entrainant inévitablement des conséquences pour tout ce qui concerne le e-commerce.
Comme je n’ai pas envie de me faire attaquer par une tarlouze d’anonyme, j’arrête ici ce récit passionnant d’une attaque en ligne bien en règle.
Sécurité d’un data center Google
C’est là où est hébergé Blogger ? Oh, ce n’est pas bien grave, In Blogger, we trust.
Wikileaks / OVH : Déjà un rebondissement
Il était sûr que le ministre en charge de l’économie numérique, en la personne de ce cher et adoré de la Blogosphère, Eric Besson, allait réagir promptement.
Eric Besson a donc demandé ce jour aux autorités compétentes « quelles actions peuvent être entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France ». Eric Besson justifie cette décision en indiquant que le site a « violé » le secret diplomatique en publiant, depuis le 28 novembre, des centaines de documents confidentiels américains en collaboration avec Le Monde et d’autres grands titres de la presse mondiale.
Octave Klaba, hébergeur donc de Wikileaks et de Unhumangeek, a déjà répondu sur les forums OVH , c’est A LIRE.
Sa réponse claque : « Compte tenu de dernières déclarations politiques, et de pressions qui commencent réellement à se sentir, même ici à Roubaix Valley, nous avons décidé
de saisir le juge en référé afin qu’il se prononcesur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français. Ce n’est pas au monde politique ni à Ovh de demander ou de décider la fermeture ou pas d’un site mais à la justice. C’est comme que ça doit marcher dans un pays de droit ».
On apprend qu’héberger Wikileaks coûte mensuellement 150 euros au passage, OVH se fait une sacrée pub sur le coup.
Wikileaks chez OVH !
Cher lecteur, j’ai l’honneur de t’annoncer que ce blog que tu es en train de lire est hébergé chez le même hébergeur que Wikileaks, à savoir le célèbre OVH.
Amazon a logiquement cédé aux pressions américaines et son cloud a abandonné en pluie fine ce Wikileaks. On va dire qu’il y a eu quelques fuites dans les nuages…
Avant de publier de nouveaux documents, WikiLeaks s’était organisé : dimanche, le site disposait de deux hébergeurs distincts, aux reins solides. Le premier, Bahnhof, est un groupe suédois célèbre pour être partenaire du très controversé The Pirate Bay. Bahnhof a installé ses serveurs dans un ancien abri anti-atomique, ce qui garantit une grande sécurité contre les intrusions physiques. Le second hébergeur n’était autre que le géant américain du livre, Amazon, qui propose un service d’hébergement en mode « cloud », partagé entre de nombreux serveurs. Ce type d’hébergement a la particularité de bien résister aux attaques DDoS (déni de service), dont WikiLeaks a justement été la cible dès dimanche soir.
Mercredi, Amazon a donc logiquement coupé l’accès de WikiLeaks. L’hébergeur suédois Bahnhof s’est alors retrouvé seul pour assurer la disponibilité du site, ce qu’il n’est pas parvenu à faire.
C’est donc vers le pays de la liberté d’expression et un de ses hébergeurs les plus engagés que le site de fuite a pris la fuite.
Pas sûr que cela plaise énormément au Ministre de l’Economie numérique…. surtout, au vu du contenu de certaines dépêches.
![photo[2]](http://www.unhumangeek.com/wp-content/uploads/2012/10/photo2.jpg)




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