Moments de gloire d’un blogueur
Les gens ont toujours écrit des journaux pour eux mêmes et cela prenait du temps et des efforts. Mais publier soi même pour n’importe quelle taille d’audience demande encore plus d’énergie.
Blogueurs, nous avons tous eu de petits moments de gloire, éphémères et rapides. Une citation complète de @Jegoun, une mention radiophonique de quelques secondes, quelques instants de notoriété sur la toile avant de se refaire englober à nouveau (emblogger ?) dans l’obscurité numérique.
Tout ça pour ça ?
L’arrivée d’internet a ouvert de nombreuses portes à l’humanité soudainement, pour un prix minime voire gratuit et un peu de débit, il est devenu possible de projeter ses propres mots vers une audience potentiellement nombreuse.
Mais tout est dans le mot ‘potentiellement’. Parce que l’extrême majorité des millions de blogs dans la toile ne bénéficient que d’un très léger trafic.
La notoriété d’un blog n’est finalement valable que dans son petit cercle de 15 followers. C’est cela qui se joue. Pas plus. Et cela n’enlève pas à tous ces blogueurs (euses) l’énergie pour poster, lincker, commenter, dans leurs petits cercles de leur blogrolls. C’est impressionnant. Car finalement, comme aucun d’eux n’intègre vraiment de publicité, les chiffres d’audience n’ont finalement aucune importance. Les moments de gloire de quelques minutes cachent tout ce travail de fourmi.
C’est aussi pour cela que les journalistes « traditionnels » se sont d’abord éloignés du blogging car, pour eux, l’idée de déployer des efforts sur le long terme pour écrire à une poignée de followers n’a aucun sens. Ils ne le voyaient que comme un hobby inconséquent et sans substance. Cela change maintenant un peu. Et encore.
Mais quand on réalise cela, et on en prend conscience, que le blog n’amènera jamais ni notoriété ni revenus, pourquoi n’abandonne-t-on pas ? Vraie question.






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